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LANGMUSI 郎木寺, le Gansu côté nature

04.04.2017

Du village tibétain de Langmusi, à la frontière entre le Gansu et le Sichuan, il reste peu de choses, mis à part un minuscule hameau musulman en montant au monastère de Kerti et bien sûr, les deux monastères.

Alors, pourquoi aller à Langmusi ? Pour les deux monastères, qui ont tous les deux leur charme en étant très différents.

 

Mais surtout, surtout, pour aller se promener.

 

Langmusi, c'est un petit village accroché à la montagne, à quelques enjambées de vues à couper le souffle sur le plateau du Qinghai. Et ça, plus que les deux monastères, le village et même les roujiamo (sisi!), c'est ce qu'on a préféré à Langmusi.

Langmusi, c'est encore un endroit où on se promène où mènent nos pas, sur les sentiers des bergers.

Sur les chemins de Langmusi, on peut se perdre, se faire surprendre par l'orage et croiser des marmottes.

 

Contempler de haut le plateau du Qinghai ...

Tout commence par le monastère de Kerti, lieu de vie et de pratique de quelques centaines de moines, lieu de pèlerinage aussi. Les moulins à prières tournent sans cesse, animés par les moines et les fidèles du matin au soir.

À la fin de la visite, il suffit de quitter le monastère par en haut.

 

On prend facilement de la hauteur pour une vue grandiose sur le massif du Qinghai. Là haut, on a l'impression de dominer le monde. Vert et dépeuplé.

On suit un peu les crêtes et on redescend vers des jolis hameaux, on passe du temps à regarder les villageois tondre leurs moutons, avant de redescendre par la vallée le long de la rivière du dragon blanc.

 

Se faufiler dans les gorges Namo ...

Cette fois, direction le monastère de Serti. Il est bien plus petit et beaucoup moins touristique que celui de Kerti mais on y trouve encore de très vieux moulins à prières.

Pour accéder aux gorges, il faut sortir du monastère par l'arrière, la balade est belle : prévoir le pique-nique ou s'arrêter juste avant d'entrer pour manger des roujiamo (肉夹馍, petits pains plats garnis au mouton et aux légumes) dans une petite gargote sur la place, en face de l'entrée.

 

Avoir une vue d'ensemble sur le village et les deux monastères ...

Remontez la rue où le bus vous a déposés, prenez sur votre gauche et visez la montagne à la roche rouge : le nom est évocateur, impossible de se tromper ! Ensuite, grimpez.

On passe du temps avec la minette à observer les immenses troupeaux et on discute avec un berger (pas si facile!) avant d'aller à notre tour le long de la crête, comme tous ceux qui avant nous y ont planté leurs drapeaux à prières.

 

Après tous ces efforts, on est allé manger dans un petit restaurant du hameau musulman sur conseil de notre berger. Si on a bien compris, ils y serviraient ses moutons. En tout cas, on a commandé du mouton un peu au hasard et c'était bon, la petite cour était agréable et l'ambiance conviviale : on y est retourné le lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

Côté spécialités d'ailleurs, on mange plein de roujiamo 肉夹馍 bien sûr, mais aussi le mouton des vertes prairies environnantes et du yack, toutes sortes de pains ronds, plus ou moins plats, nature ou aromatisés, souvent au cumin et toujours parfaits pour les petits creux !

 

Les Musulmans du Gansu ne manquent pas de ressources pour nous régaler et les Lanzhou lamian 兰州啦面 sont évidemment bien meilleures dans leur région d'origine que chez nous.

 

 

Langmusi ou Xiahe ?

Se rendre à Langmusi, ça prend du temps et le village moderne a franchement peu d'intérêt. Les deux monastères sont certes moins impressionnants que celui de Xiahe, mais ils restent très beaux et très vivants, on y voit des cérémonies religieuses et même … des enterrements célestes, paraît-il.

 

À Langmusi, la campagne est magnifique, bien plus sauvage qu' à Xiahe et on y accède en toute liberté : un vrai luxe, pour qui voyage en Chine. Apprécié à sa juste valeur.

Oui, parce qu'ailleurs en Chine, la nature est souvent payante, balisée, clôturée, pavée, labellisée avec des AAAAA (le max, c'est 5A). On s'y promène en navette et gare à qui sort des sentiers bétonnés.

Bref, le choix n'est pas facile. Nous sommes donc ravis de ne pas avoir eu à le faire !

 

À mon avis, le vrai bémol pour Langmusi, c'est le temps de trajet. Trop long pour n'y passer qu'une nuit (ce qui serait vraiment, vraiment dommage), on en vient donc rapidement à y consacrer beaucoup de temps. Sur un voyage, on ne peut pas forcément se le permettre. Dans ce cas, contentez vous de Xiahe, et faites un tour dans les praires de Sangke.

 

En pratique …

 

- Pour aller à Langsmusi, on a pris le bus Xiahe-Langmusi (夏河 - 郎木寺) à 7h40, il y a un bus par jour et le trajet dure environ 4h (75 CNY), la route est magnifique.

 

- En promenade, prévoyez un pique-nique, vous ne trouverez pas forcément de quoi manger hors du village, même si vous traversez des hameaux.

 

Après Langmusi, nous sommes allés à Jiuzhaigou, dans le Sichuan :

 

- Le bus quotidien Lanzhou – Jiuzhaigou (兰州 - 九寨沟) parcourt la distance en 14h ( pour ceux qui voudraient un trajet direct … )

 

- Langmusi – Jiuzhaigou (郎木寺 - 九寨沟) :

* en voiture : environ 6h et coûte 900 CNY pour un van, à partager.

* en bus : un bus par jour vers 15h00 (c'est celui qui vient de Lanzhou), environ 6h de trajet, 130 CNY. Demandez à l'hôtelier ou au café de vous réserver votre place. Pour se rendre à l'intersection, on prend un taxi au centre de Langmusi (5 CNY), en bas du « Black Trent Café ».

Le café en question met un point d'honneur à rendre service et à fournir des informations touristiques, le tout en anglais. Ils proposent aussi des locations de vélo, une carte du coin et des promenades à cheval.

 

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